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Le pont Hassan II entre Rabat et Salé, un ouvrage d'art à? valeur ajoutée d'importance

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En septembre dernier le pont Hassan II qui relie les villes jumelles de Rabat et Salé s’est vu octroyé le prix prestigieux de l’Aga Khan de l’architecture. Ce prix n’est pas anodin. Il récompense, certes un savoir faire exceptionnel,  mais surtout une utilité sociétale, une action vers l’amélioration d’une certaine qualité de vie. 

Cet ouvrage d’art le mérite certainement, ne serait ce que par sa silhouette éthérée qui donne à cette énorme construction une image presque fragile. Les  paysages et la biodiversité importante de la Vallée du Bouregreb, nécessitaient de ne pas se tromper. L’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg, née en 2006, veille au grain depuis et continue avec opiniâtreté à défendre les projets à long terme, qui doivent changer le visage de la région dans le respect du patrimoine architectural et naturel.  Sur 800m de long, le pont Hassan II enjambe avec légèreté le fleuve Bouregreb et vient réunir deux villes, deux entités économiques qui grâce à lui et dans un contexte d’aménagement plus global avancent vers un avenir de développement nécessaire et indispensable.

Outre son aspect pratique, qui permet de désengorger les autres ponts qui voyaient se croiser péniblement et quotidiennement près de 650 000 personnes, il sert la collectivité aussi d’une autre manière. L’espace important que recouvre sa structure devient peu à peu un espace de vie collective, d’activité de commerce, de lieu de promenade ou de fête qui s’épanouit facilement sous la protection de ce géant sympathique.

Il est important de penser que, pour cette fois la nécessité qui fait loi à été servie avec raison et lucidité et que les sommes faramineuses investies l’ont été judicieusement, dans l’intérêt de tous et de chacun.

Un autre projet architectural verra le jour en 2015 à Casablanca, il mérite que l’on s’y attarde. Le plus grand théâtre d’Afrique, véritable village dédié à l’art et à la création, structure époustouflante qui va transformer à jamais la place Mohamed V, plutôt dépouillée et froide.

Là encore l’investissement est pharaonique. Une offrande faite à la culture peut-être ? Oui certainement. Un coup de pouce pour attirer les foules et en ramasser les fruits ? Oui aussi. On ne peut qu’admirer l’œuvre en gestation, l’œil est flatté mais on ne peut empêcher une petite voix de murmurer suavement  « phantasme ou raison » 


http://projets-architecte-urbanisme.fr/theatre-casaart-casablanca-maroc-portzamparc-andaloussi/

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Bons plans
 


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