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Quels musées visiter à Essaouira ?

Publié le Mis à jour le Lecture : 5 min

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L'essentiel

Essaouira

Le musée Sidi Mohammed Ben Abdellah est fermé pour rénovation, sans date de réouverture. Visitez Bayt Dakira, gratuit, puis les galeries de peintres souiris.

  1. 1Bayt Dakira : maison de la mémoire juive et synagogue Slat Attia, au Mellah, fermée le samedi gratuit
  2. 2Musée de la ville : Sidi Mohammed Ben Abdellah, rue Laâlouj : fermé, convention de rénovation signée en avril 2026
  3. 3Peintres souiris : galeries La Kasbah et Damgaard, art naïf et sculpture sur thuya entrée libre
  4. 4Art brut : Le Real Mogador, riad sur trois niveaux près de la Skala
  5. 5Expositions : Dar Souiri, centre culturel de l'association Essaouira-Mogador, rue du Caire
Horaires et état des lieux vérifiés en octobre 2026Tout se fait à pied dans la médina, en une demi-journée

Le musée d’Essaouira, le musée Sidi Mohammed Ben Abdellah, est fermé pour rénovation et aucune date de réouverture n’est fixée en octobre 2026. Ce qu’on peut visiter aujourd’hui : Bayt Dakira, la maison de la mémoire juive du Mellah, gratuite, et une poignée de galeries où l’on voit les peintres souiris.

La ville n’a jamais eu de grand musée. Sa richesse est ailleurs : dans ses remparts, ses ateliers de thuya et ses peintres autodidactes. Voici l’état des lieux, adresse par adresse, avec ce qui est ouvert et ce qui ne l’est plus.

Le musée Sidi Mohammed Ben Abdellah, fermé pour travaux

C’est le musée de la ville, installé rue Laâlouj dans une demeure du XIXe siècle qui a servi d’hôtel de ville sous le protectorat. Il porte le nom du sultan qui a fondé l’Essaouira actuelle en 1760. Ouvert en 1980, il retraçait l’histoire de la région depuis l’Antiquité.

On y voyait deux amphores romaines repêchées au large, des bijoux où se croisent les savoir-faire amazigh, arabe et juif, des fusils et des poignards décorés, des boîtes en bois de thuyaConifère de la région d'Essaouira dont la loupe, veinée et parfumée, sert à la marqueterie, des plafonds peints et des tapis des tribus Chiadma et Ouled Bou Sbaa. Une salle réunissait des instruments de musique gnaoua.

Le bâtiment est fermé au public depuis plusieurs années. Le 13 avril 2026, une convention a été signée à Rabat entre le ministère de la Culture, la Fondation nationale des musées, la commune d’Essaouira et l’association Essaouira-Mogador pour réaménager, équiper et gérer le musée. André Azoulay, président de l’association, veut en faire aussi une maison commune pour les peintres, sculpteurs et photographes de la ville. Aucun calendrier de travaux n’a été publié.

Bayt Dakira, la maison de la mémoire juive

Ce lieu de mémoire a été inauguré par le roi Mohammed VI, le 15 janvier 2020. La maison, restaurée dans le Mellah, l’ancien quartier juif, entoure la synagogue Slat Attia (ou Simon Attias), remise en état au rez-de-chaussée. À l’étage, photographies, documents et objets du quotidien racontent les familles juives qui faisaient le commerce de Mogador avec l’Europe, et leur vie aux côtés des musulmans. Un centre de recherche, le centre Haïm et Célia Zafrani, est consacré à l’histoire des relations entre judaïsme et islam.

Les textes sont surtout en français et en arabe. Le bâtiment accueille aussi des concerts et des rencontres pendant le festival des Andalousies atlantiques, dont l’édition 2026 est annoncée du 29 octobre au 1er novembre.

Prix : entrée gratuite.
Où : rue Ziry Ibn Atiyah, dans le Mellah, au nord de la médina.
Quand : de 9 h 30 à 18 h 30, fermé le samedi.
Durée : de 30 à 45 minutes.

Pour situer cette mémoire dans l’histoire de la ville, lisez notre page sur les habitants d’Essaouira et l’histoire de Mogador.

Les galeries des peintres souiris

Depuis les années 1980, Essaouira est connue pour ses peintres autodidactes, souvent rangés dans « l’art naïf » : couleurs franches, figures gnaoua, motifs de tapis et de bijoux. Leurs galeries tiennent lieu de musée. Ce sont des lieux de vente, mais on y entre pour regarder sans obligation d’achat.

Galerie La Kasbah (médina)

Installée dans un riad du XVIIIe siècle, au 4 rue de Tétouan, elle aligne au rez-de-chaussée une dizaine de salles de peintres souiris, dont une grande collection de Mohammed Tabal, l’une des figures de la peinture gnaoua. L’étage mêle meubles, sculptures, poteries et tapis. C’est la galerie la plus complète pour une première vue d’ensemble.

Prix : entrée libre.
Où : 4 rue de Tétouan, dans la médina.

Galerie Damgaard (médina)

Fondée en 1988 par le Danois Frédéric Damgaard, elle a fait connaître hors du Maroc une génération de peintres et de sculpteurs souiris. On y voit des toiles et des sculptures sur bois. Le personnel ferme ponctuellement pour le déjeuner : venez le matin ou après 15 h.

Prix : entrée libre.
Où : avenue Oqba Ibn Nafiaa, dans la médina.
Quand : tous les jours de 9 h à 13 h et de 15 h à 19 h.

Le Real Mogador (près de la Skala)

Un riad sur trois niveaux, transformé en centre d’art et résidence d’artistes par son fondateur François Real. On y voit surtout de l’art brut et les toiles des frères Lakbiar, qui marquent la plupart des visiteurs. Contrairement aux galeries de vente, l’entrée est payante selon les visiteurs, et les horaires publiés sont anciens : la fin d’après-midi reste le créneau le plus sûr.

Où : 2 rue Mehdi Ben Toumert, près de la Skala de la ville.

À découvrirLes souks d’Essaouira, des ateliers de thuya aux bijoutiers

Dar Souiri, le centre culturel de la ville

Dar Souiri est une maison traditionnelle de la médina, siège de l’association Essaouira-Mogador, celle qui porte le festival Gnaoua et les Andalousies atlantiques. Elle accueille toute l’année des expositions temporaires de peintres, photographes et calligraphes, marocains ou étrangers, ainsi que des concerts et des conférences. Il n’y a pas de collection permanente : le programme change d’un mois à l’autre et se consulte sur le site de l’association, essaouiramogador.org.

Où : 10 rue du Caire, dans la médina.

Ce qui ne se visite plus, ou pas encore

  • Le musée du thé : annoncé au début des années 2010 sur plus de 2 000 m², puis évoqué dans un projet de cité des arts, il n’a jamais ouvert à notre connaissance.
  • Le musée Sidi Mohammed Ben Abdellah : fermé, voir plus haut.

Pour compléter la visite, les deux Skala (la batterie de la ville, en accès libre sur les remparts, et celle du port, payante) montrent les canons et le front de mer qui ont valu à la médina son inscription à l’UNESCO en 2001. Face à la ville, l’îlot de Mogador et les îles Purpuraires se regardent depuis la plage, sans pouvoir y débarquer.

Questions fréquentes

Le musée Sidi Mohammed Ben Abdellah est-il ouvert ?

Non. Le musée de la ville est fermé pour travaux depuis plusieurs années. Le 13 avril 2026, le ministère de la Culture, la Fondation nationale des musées, la commune et l'association Essaouira-Mogador ont signé une convention pour le réaménager et le gérer. Aucune date de réouverture n'est annoncée en octobre 2026.

Que voyait-on au musée Sidi Mohammed Ben Abdellah ?

L'histoire de la ville et de sa région : amphores antiques trouvées au large, bijoux amazighs et juifs, armes décorées, objets en bois de thuya, plafonds peints, tapis des tribus Chiadma et Ouled Bou Sbaa, instruments de musique gnaoua. Le projet de 2026 veut y faire aussi une place aux artistes souiris.

Bayt Dakira est-il gratuit ?

Oui, l'entrée est libre. Le lieu est ouvert de 9 h 30 à 18 h 30 et fermé le samedi, jour du shabbat. Comptez de 30 à 45 minutes de visite.

Y a-t-il un musée du thé à Essaouira ?

Non. Un musée du thé a été annoncé au début des années 2010, puis cité dans un projet de cité des arts, mais aucun n'a ouvert à ce jour. Pour le rituel du thé à la menthe, il faut le boire dans un café de la médina.

Combien de temps prévoir pour les musées et galeries d'Essaouira ?

Une demi-journée suffit pour Bayt Dakira, deux galeries et Dar Souiri, tous dans la médina, à moins de 10 minutes à pied les uns des autres. Gardez la fin d'après-midi pour Le Real Mogador, dont les horaires publiés sont anciens.

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