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- Du 2 au 4 novembre: "Ryad en Jazz"
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Ca y est, le jazz arrive au porte de Marrakech et comme pour le festival de fès, se sont les anciens riads de la ville qui swingueront pendant deux jours début novembre.
Cette première édition se veut festive, colorée et ouverte aux différentes sensibilités musicales. « Ryad en Jazz » réunira plusieurs formations musicales émergentes ainsi que des artistes de Jazz de renommée internationale.
Amateurs ou grands passionnés, c’est un voyage vers l’origine de toutes les influences musicales actuelles qui vous attend ; et pas seulement car si le plaisir est au bout des notes de Jazz, imaginé l’osmose dans un décor enchanteur tel que les riads de la ville ocre.
Le mariage des deux a comme objectif « de contribuer au développement du tourisme et à la promotion de l’économie locale, de mettre en valeur le patrimoine en le faisant vivre, de mettre en lumière la richesse de l’art de vivre marocain et de renforcer les échanges interculturels » précisent les organisateurs.Ce festival est l’opportunité pour des jeunes musiciens d’exprimer leur talent, il est aussi un moyen de favoriser les rencontres et les échanges entre artistes marocains et étrangers dans le cadre des journées « Master classes ».
Ces dernières s’adressent aux élèves des conservatoires et des écoles privées d’enseignement musical ayant un niveau avancé, aux jeunes professionnels, professeurs de musique ou instrumentalistes des orchestres nationaux et aux professeurs de musique des conservatoires, collèges et écoles privées.
Les « Master classes » sont un partenariat entre l’Institut français de Marrakech, les écoles de musique et les conservatoires, elles auront lieu au sein des riads.Cet évènement s’inscrit dans les objectifs de la ville qui vise une moyenne d’un festival par mois. Celui-ci se déroulera dans quatre sites dont des anciens riads avec des concerts l’après-midi et chaque soir aura lieu sur la scène du Palais Bahia un spectacle avec à l’affiche un artiste célèbre.
Sont notamment annoncés, des artistes comme :
Aldo Romano, « le frappeur de jazz » qui distille ses coups de baguettes au hasard des rencontres. Dans les années 70, il est l’un des protagonistes du Free Jazz, père fondateur de l’éléctro-jazz. Ce maître du rythme vous conduit à l’ivresse avec un tel raffinement pour la musique que vous en resterez bouche bé.
Docteur Lester, une formation de huit artistes qui est né en juillet 2005 sous l’impulsion du trompettiste Rémi Gaudillat. Originaire de la région Lyonnaise, ces musiciens ont été inspirés par le « Brass Fantasy » du trompettiste américain Lester Bowie.
Leur répertoire festif et populaire, est un mélange de Free-jazz, de rock et d’humour dans une ambiance cuivrée.Rhoda Scott, organiste et chanteuse, cette américaine surnommée « The barefoot lady » (la femme aux pieds nus) a su associer des aptitudes classiques à un grand talent pour le jazz et la musique religieuse.
Dotée d’une mémoire musicale exceptionnelle, elle compose la majeure partie de son répertoire et ne prévoit jamais de programme fixe dans ses concerts afin de laisser la place à la spontanéité.Thierry Eliez, ce français a grandi avec la musique, à cinq ans il commença le piano et l’orgue. Et dans les années 80, il obtiendra le titre du meilleur pianiste organiste de paris.
Il a su se créer un excellent réseau, se qui lui a permis de diversifier son travail ; auprès d’artistes comme Johnny Hallyday, Catherine Lara, Muriel Robin, Luc Besson, André Ceccarelli…Abigoba, c’est en janvier 2001 lors du festival « Jazz à Vienne » que le noyau dur du groupe s’est formé. L’idée fût initiée à la base par Jean-luc Briançon (clavier) et Stephane Hermann (basse), c’est à cette occasion que Staphan Maurel (batterie), Christophe Métra (trompette), Derrick Giscloux (guitare) et Franck Boutin-Albrand (percussion), les ont rejoints.
L’année dernière est sortie leur 4e albums « Urban Pressure Cooker » qui offre l’image avec le son.Une des originalités du festival réside dans la rencontre d’artistes venus d’horizons différents. Ces musiciens marocains et européens mettront en commun leurs influences propres pour composer une création qui sera interprétée lors du concert de clôture. Une œuvre que l’on devrait retrouver dans le CD que les organisateurs du festival espèrent pouvoir éditer.
Lester Bowie disait « Le jazz n’est ni un répertoire spécifique, ni un exercice académique, (…), mais un art de vivre ». Alors quand deux arts de vivre se rencontrent, qu'est-ce qu'il se passe? -
Par Leslie, mardi 23 octobre 2007 à 12:27 :: #330 :: rss
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