15 novembre : célébration de la Journée Nationale de l'Information "pour une presse libre et responsable"
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L'année 2006 à été celle des paris sur la réalisation des chantiers initiés en 2005 dans le domaine de l'information et de la communication et qui, dans l'ensemble, vont dans le sens de la dynamique que connaît le Maroc pour une information libre et responsable.

La célébration, le 15 novembre, de la Journée Nationale de l'Information constitue une opportunité pour faire le point des réalisations, projets et attentes des professionnels de l'information et de la communication qui ont le souci d'offrir un bon produit dans un climat où, en principe, devrait prédominer la liberté d'opinion et d'expression.

Les chantiers de réforme du champ médiatique s'appuient sur les grandes orientations du pays, notamment le pluralisme politique, l'instauration d'un système et d'institutions obéissant aux normes démocratiques et la mise à niveau de l'espace médiatique de façon à lui assurer les meilleures conditions de compétitivité.

En dépit des difficultés et contraintes que connaît la presse écrite, ce secteur a été marqué par de nombreux acquis, dont la signature de la Convention collective cadre entre le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et la Fédération Marocaine des Editeurs de Journaux (FMEJ) et l'établissement d'un programme entre le Ministère de la Communication et la FMEJ et d'un partenariat entre le ministère de tutelle et les partenaires professionnels.

La décision royale portant à 50 millions DH la subvention annuelle destinée à la presse est une illustration de la volonté de SM le Roi Mohammed VI de voir l'Etat contribuer à la mise à niveau des entreprises de presse sur la base d'un contrat-programme pour l'amélioration des performances des sociétés et du rendement des hommes du métier.

Au niveau de l'audiovisuel, il convient de relever le bond qualitatif atteint dans ce domaine avec la levée du monopole de l'Etat, l'apparition de nouveaux canaux et l'attribution d'un certain nombre d'autorisations d'exploitation de nouvelles stations de radio et de télévision.

Quant au téléspectateur marocain, il demeure sur sa faim, les nouveaux produits nationaux étant au prise avec une concurrence aiguë que lui livrent les chaînes étrangères. De ce côté-ci, un effort supplémentaire est nécessaire, particulièrement pour tirer encore plus la qualité vers le haut.

Des revendications encore en suspens

Le président du Club de la Presse, Ahmed Zaïdi, admet qu'il y a eu progrès dans le secteur ces dernières années : « Nous ne pouvons dire, aujourd'hui, que nous avons réalisé tous nos objectifs, mais nous ne pouvons non plus ignorer les efforts consentis à divers niveaux. Il existe une presse active et ambitieuse et des journalistes qui ne cessent, avec audace, d'investir des domaines considérés tabous jusqu'ici, mais, en même temps, il y a aussi des dérapages, des difficultés et des portes encore closes, ainsi que des plumes qui, par moment, s'écartent du vrai chemin de l'information et de la communication », a-t-il dit.

M. Zaïdi cite, notamment, les acquis législatifs, notamment les textes relatifs à la libéralisation de l'audiovisuel. Il a cependant attiré l'attention sur ce qu'il a qualifié de danger menaçant l'information publique.

Un an après la structuration du pôle public audiovisuel, « nous constatons de mauvais résultats à plus d'un niveau, particulièrement dans l'approche de traitement de l'information et des questions sociales », a-t-il souligné.

On ne peut également passer sous silence le progrès enregistré ces dernières années dans le domaine de la liberté d'expression, qui s'est manifestée notamment par l'émergence d'une presse qu'on peut qualifier d'audacieuse, même si, dans certains cas, ses dérapages ont suscité de vifs débats sur le concept de liberté et de responsabilité dans l'espace médiatique. Selon M. Zaïdi, il fallait passer par là pour en arriver à un champ médiatique digne du troisième millénaire : Pour passer d'une situation de portes closes, de tabous, de lignes rouges, il faut bien s'engager sur la voie du défi, a-t-il fait remarquer.

L'élagage des textes régissant la presse, pour les expurger des dispositions à caractère pénal, demeure l'une des principales revendications des professionnels et alimente le débat sur la révision du code de la presse et de l'édition.

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement avait affirmé, lors de la signature de la convention collective cadre le 14 décembre 2005, son intention de faire de 2006 l'année du nouveau code de la presse et de l'édition consacrant de bonnes et saines pratiques professionnelles, conformes à l'éthique du métier, pour une presse agissante, libre et responsable, digne d'un Maroc moderne et démocratique.

De son côté, le secrétaire général du SNPM Younes Moujahid rappelle les revendications encore en suspens, « particulièrement celles portant sur la révision du Code de la presse et sur certaines problématiques sectorielles ».

Il s'est cependant félicité des mutations qui s'opèrent dans le secteur, marqué, a-t-il dit, par « une dynamique de dialogue et de concertation, ce qui permet d'identifier les problèmes, d'en débattre et de leur trouver des solutions ».


Source : Menara.

Par Maha, mercredi 15 novembre 2006 à 11:48 :: #83 :: rss
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